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Je ne savais pas trop quel titre donner à ce post .
Voilà un mois presque que je n’ai pas posté pas de vacances pas de couture pas de tricot . Tout est restait en plan . Ce n’est qu’avant hier que je me suis motivée à finir une robe commencée il y a plus d’un mois.
La raison un burn out complet. Le cerveau a des façons quelque fois de réagir ! Je l’avais expliqué il y a presque 18 mois j’ai fait une TS par médicaments qui m’a amené en réanimation quelques jours,chose avec le recul dont je ne suis pas fière mais on ne peut revenir en arrière. Suivie par une psy puis traitement. Je suis passée par différentes phases insomnie,dormir plus que là normal ,goût à rien ,plus d’expression, jusqu’à l’agoraphobie. Puis il y a eu mes crises respiratoires …. jusqu’à ce qu’enfin on me dise ce que c’était et enfin un traitement. Fin 2016 je pensais aller mieux surtout debut 2017 avec l’annonce d’un futur petit fils . Et j’ai donc arrêté mon traitement pour la dépression chose que je sais maintenant n’est pas à faire .
Mais les mois passent je ne voulais plus être dépendante de ces médocs .
Les mois ont passé les soucis de la vie quotidienne ont fait sur moi ce que la psy appelle l’effet éponge pour arriver en juillet au point de non retour . Je n’avais plus qu’une chose en tête prendre tout les somnifères et dormir pour ne plus me réveiller. Je ne voyais plus d’autres solutions. L’impression d’être complètement incomprise et que personne ne pouvait rien faire pour moi tellement j’étais mal à l’intérieur.
Mais j’avais fait une promesse à mes enfants et je voyais l’échéance ou cette promesse je n’arriverais plus à la tenir.
J’ai donc pris l’initiative de me faire hospitaliser car je savais que c’était ma seule solution. Je pense que seule ma fille aînée qui était présente à ce moment là a compris qu’il valait mieux une hospitalisation que passer à l’acte .
Ca a été rapide m’a demandé le lundi faite je suis rentrée le mardi j’avais juste demandé à ne pas être avec des cas lourds.
Je suis arrivée au CACC ( centre d’action de crise et de consultation) à Marseille. Une petite structure de 8 chambres donc 8 patients. Des gens comme vous et moi qui sont arrivés à un stade où ils sont enlisés et n’arrivent plus à voir le jour.
J’avais demandé aucune visite pour pouvoir réfléchir mais surtout parler parler sans être jugée ni analysée .
L’équipe médicale au top et les gens présents idem j’ai d’ailleurs gardé contact avec 3 d’entre eux. Tres peu d’hommes à croire que seules les femmes reconnaissent leur faiblesse.
Les 2 premiers jours ont été les plus difficile tant par les séances avec la psy qui m’a dit en sortant qu’elle s’excusait mais en 7 jours elle devait aller droit au but!
À nouveau sous traitement et là je sais que je ne dois pas l’arrêter même si j’ai l’impression d’être l’ombre de moi même par moment . Je sais que ça va être long mais ce séjour à été bénéfique. J’ai pu mettre des mots sur des choses , m’apercevoir que j’avais une forte sous estime de moi … toutes ces choses dont je vais devoir travailler avec ma psy.
Le retour à la réalité a été difficile car là bas on est dans un cocon loin de tout loin des soucis … je m’oblige chaque jour à réaliser des petits objectifs pour éviter de dormir /comater avec ce traitement.
Là depuis peu je vais entamer un gros défi un gros challenge dont je vous parlerai plus tard certainement quand tout sera fini. Mais je pense qu’il fera partie de ma thérapie pour vaincre ma sous estime de moi .

Tout ça pour vous dire que quelque fois il vaut mieux accepter l’aide extérieure quand ça ne va pas . J’ai cru que je pouvais y arriver sans traitement ce qui est faux .
Je pense que j’ai fait le bon choix en rentrant dans cette structure et je n’hésiterai pas une seconde à recommencer si cela était nécessaire.
Il n’y a pas de honte à dire qu’on a besoin d’aide .

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5 réflexions sur “…..

  1. Non, il n’y a pas de honte à dire que l’on a besoin d’aide !! Et je suis contente que tu aies trouvé la force de le faire. Je ne te voyais plus et je me demandais si tu allais bien.
    La route peut-être longue mais n’abonne pas !!!
    J’ai hâte de revoir tes créations 🙂 Bon courage.

    Aimé par 1 personne

  2. BGM59

    Tu as bien fait et surtout aucune honte! Je suis passée par là tout début 2013, j’ai eu de la chance d’avoir une psy géniale et d’avoir pu arrêter mon traitement progressivement (surtout ne JAMAIS arrêter d’un coup )en 2016, et depuis je suis « ressuscitée »! Bien sûr, parfois il y a des vilains démons qui remontent mais je sais maintenant comment faire pour lutter, et je suis fière de moi d’y arriver! Je ne dis pas que je ne retomberais jamais car hélas ça peut arriver…mais bon je vis l’instant présent et je sais surtout ce que je veux et ce que je ne veux pas! Mais effectivement les hommes ont un peu de mal à comprendre, et pour eux un psychiatre est un être « étrange » qu’il faut mieux ne pas fréquenter!!! Alors que ça peut faire tellement de bien…. Bon courage, tu vas y arriver !

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